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Quand vient le temps de dire ADIEU au Père-Noël…

Parfois, la vie nous prend de court.

Je croyais honnêtement avoir encore une année de sursis avant que la plus grosse « balloune » imaginaire de Grand Garçon n’éclate.

Tout à commencé au début décembre, quand les préparatifs des fêtes ont vraiment pris leur envol. Quand Noël devient du sérieux, pas juste une rangée de décorations scintillantes et cotonneuses entre celles du jardinage et de l’Halloween dans les magasins.

Des questions ratoureuses, qui tournent autour du sapin pot. Qui débutent par « Ouin, mais… », et se terminent par de gros points d’interrogation aux sourcils froncés. Ça tournicote autour de petits doigts nerveux les concepts de « bedaine-qui-passera-pas-dans-la-cheminée » puis de « pas-de-cheminée-pantoute-chez-nous-il-va-faire-comment ? ».

Le regroupement parental y va de « poudre magique » et de « lutins serruriers » pour contrer la première attaque de doute. Mais du haut de ses 7 ans, Grand Garçon en a déjà vu d’autres…

Vient alors l’affirmation chevrotante. Pas si tant affirmative dans le fond. Qui tient plus du « provoquons-une-réaction-et-voyons-ce-que-nous-pouvons-en-déduire » que le la réelle certitude :

« Mais, t’sais, le Père-Noël il existe pas pour vrai de toute façon… han ? »

Finale non assumée, déglutition rapide.

C’est à grands coups évasifs de « Ce n’est pas tout le monde qui croit la même chose… » et de « Y’en a qui disent que… » que papa contre la 2e crise. Mais pas pour longtemps.

Le 24 décembre, à 24 h du jour J, tout a déboulé. Dans la voiture, en direction du centre d’achat pour terminer quelques emplettes, Grand Garçon a prononcé la phrase qu’il fallait pour obtenir la bonne réponse. Celle qui pince le cœur un peu. Il m’a dit :

« Maman, je veux savoir la vérité. »

Les deux plus petites étaient restées à la maison avec papa. Ce matin-là, il avait décrété qu’il n’avait « rien d’assez chic à se mettre pour Noël » et « bonyeu » que je l’avais trouvé grand. Nous partions en mission pour lui trouver un nœud papillon. Ti-garçon d’amour. Assez grand pour passer de l’autre côté du miroir, faut croire…

Alors on s’est parlé dans le blanc du rétroviseur. Il m’a fait répéter 2 ou 3 fois la même chose.

« Non. Non, il n’existe pas pour de vrai le grand bonhomme à la barbe blanche. »

Nous avons ri quand il a été scandalisé par l’idée que c’était NOUS qui mangions les biscuits qu’il préparait soigneusement avec ses sœurs toutes les veilles de Noël. Et je l’ai laissé traverser une à une toutes les étapes de ce petit deuil.

Il a eu de la peine, il me l’a dit. Je lui ai expliqué qu’il ne perdait rien, en vérité. Il ne faisait que passer d’une gang à une autre. De l’équipe de ceux qui croient au Père-Noël à celle de ceux qui font croire. Qui fabrique de la magie avec une fausse barbe, des biscuits et des histoires collées-collées.

Nous avons fait nos emplettes plus lentement que nécessaire. Je l’ai amené manger au resto. Nous avons fait un tour de petit train de Noël dans le wagon rouge. Il m’a aidé à choisir le dernier cadeau de sa petite sœur. Il faisait partie de cette team-là maintenant, t’sais.

Et la vie a continué. Ce n’était pas grand-chose finalement… mais beaucoup en même temps.

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