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La « Ligue du Café Froid », c’était nous.

Une belle gang hétéroclite de filles ayant accédé au titre de maman, plus ou moins en même temps. Amies de longue date (ou pas), blonde d’untel, ex-camarade de beuveries, d’école, de vie… qui avions simplement en commun un grand besoin de s’avoir, les unes les autres.

Tout a commencé par une playdate. Nous avions réalisé que nous étions plusieurs, dans notre cercle de connaissances, à faire pousser des bouts’choux à temps plein. Alors, en plus d’un arrosage quotidien, d’un peu de soleil et de beaucoup d’amour, pourquoi ne pas les mettre en commun un brin ? Ça leur ferait du bien, à ces enfants-là, de socialiser !

Haha ! Mais oui. La belle excuse…

Ce n’était pas notre progéniture qui avaient tant besoin de « sociale », on s’entend. C’était nous. Nous, qui avions désespérément envie de partager avec des gens qui nous répondraient autrement que par le rejet d’un macaroni par la narine gauche.

De fil en aiguille, nos habitudes se sont installées. Au moins une rencontre par mois, tout le monde apporte un plat simple, on arrive quand on peut, on part quand on veut, pas de stress, pas de jugement.

Surtout, pas de jugement. Le bien que ça nous a fait. Que ça m’a fait.

Je parle au passé parce que maintenant, nous sommes toutes plus ou moins retournées au travail. Nos rendez-vous se sont doucement espacés, nous nous donnons des nouvelles via un groupe Facebook, nous organisons des activités spéciales, de temps en temps. Mais je pense souvent à elles.

À leurs mots rassurants au milieu de la joyeuse cacophonie de nos marmots. À ce précieux sentiment d’être épaulée dans cet autre espace-temps qu’est le congé de maternité. Au fait que, nos petits et gros problèmes, nous finissions toujours par en rire, après les avoir pleuré un peu, des fois.

Et je souhaite à tous les parents d’avoir la même chance que moi.

Celle d’avoir une Véro, une Méré, une Jamie, une Mélanie, une Marie-Hélène, une Catherine, name it, qui te disent que tu fais bien ça, quand le manque de sommeil ou la 18e crise de la matinée te font douter big time de tes capacités. Qui te partage leurs meilleurs trucs, leurs fails monumentaux, leurs angoisses ou leurs anecdotes de Guerrières du « Pas-de-Sommeil ». Qui rient avec toi quand tu réussis à arriver pas trop tard, mais que tu as oublié de te brosser les dents (et pas celles des enfants, t’sais !) #HistoireVraie #MalaiseBucal

Source: giphy.com

C’est à elles que j’ai pensé en premier quand j’ai découvert Les Z’Enfantillages. Parce que c’est de ce besoin de briser l’isolement, de partager qu’a germé le grand projet de Sabrina. Et la magie opère réellement là-bas aussi. C’est beau à voir. C’est beau de vous voir, en fait. De derrière le comptoir, nous sommes les témoins privilégiés d’amitiés naissantes, de geste de soutien, d’entraide, d’accueil et d’échanges. Tout ce que devrait fournir la meilleure gang de chums qui soit, quoi…

Tout ce que m’a fourni ma merveilleuse « Ligue du Café Froid ». Merci pour ça, mesdames. Merci tellement. Vraiment.

Et, à vous qui venez de rejoindre la foisonnante communauté des Z’Enfantillages, bienvenue. Sentez-vous bien à l’aise, enlevez vos souliers, venez vous asseoir au salon, laissez les enfants jouer. On va jaser. Autour d’un café… chaud ?

 

Par Chrystel Harding

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