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Je suis une amie de marde. Bête de même.

Bon, j’ai pas toujours été comme ça. Jadis (on dirait que ça fait 1000 ans…), j’étais une amie fabuleuse. Celle qui t’appelle pour prendre de tes nouvelles. Celle qui t’apporte une p’tite soupe quand t’es malade. Celle qui te planifie un party surprise de 40 personnes pour ta fête de 20 ans, juste parce que tsé, 20 ans. Celle qui débarque chez vous avec un litre de crème glacée « brownies-caramel-tout-ce-qu’il-y-a-de-plus-cochon » pour bitcher ton ex qui vient de sacrer son camp sans préavis. Celle qui te donne un lift à l’aéroport à 4h du mat’. Celle que tout le monde appelle le vendredi soir parce qu’elle a accès aux meilleures « guest-list » en ville. Celle qui paye la tournée juste parce qu’il fait beau dehors. Bref, celle qui est là pour toi, jour et nuit, qui est prête à tout, dévouée, la plus l’fun, la plus partante pour tout.

Pis là, j’ai eu un BÉBÉ. Bonyenne. Pas une maladie hautement contagieuse, pas la peste bubonique, j’ai pas arrêté de me laver. J’ai eu un héritier. Tout beau, tout rose, tout doux. Tout accaparant. C’est là que j’ai dû appeler Fido 43 fois pour m’assurer qu’il n’y avait pas de problème avec ma ligne. Ça sonnait juste pu. J’étais plus aussi disponible, j’étais cernée, je sentais le lait à plein nez et je n’avais en bouche que des mots concernant ma dernière petite merveille.

Credit: funny-quotes.picphotos.net

Mais les choses se sont tranquillement tassées. J’ai appris à parler d’autres choses (un peu) que de mon enfant. J’ai fait appel aux gardiennes et à mon chum. Je suis tranquillement sortie de mon hibernation maternelle et j’ai recommencé à avoir une vie. Et je me suis rendu à l’évidence, qu’au bout du compte, quand le téléphone sonnait, c’était des vraies ami(e)s en or qui étaient au bout du fil. Des amies comme peu ont la chance d’en avoir. À qui je tenais vraiment. Que j’aime comme des sœurs, qui font partie de ma vie, probablement pour toujours et plus encore.

Mais je suis une amie de marde. Parce que j’ai oublié la fête de Vero. Ben oui, cette journée-là, j’ai pensé à elle, je me suis dit mille fois que je ne devais pas oublier de l’appeler. Pis là, j’ai 36547 autres affaires qui me sont passées par la tête. Puis ma belle amie qui est là pour moi quand j’ai besoin, qui prend de mes nouvelles souvent, ben elle s’est ramassée dans un p’tit coin obscure de mon cerveau. Celui ou se cache le billet à signer pour la sortie du grand et les fines herbes à acheter pour le souper.

Je suis une amie de marde parce que j’ai négligé de régler un mini mal entendu avec Marie, une bagatelle dont on aurait ri autour d’un « Sex on the beach » (on se connait depuis 1000 ans tsé.) dans l’temps. Mais j’ai juste remis à demain de lui en parler, de m’excuser, de m’expliquer. Je me disais tout le temps; « Demain je prends 30 minutes, je lui écris un beau message, je l’appelle, je règle ça. » Mais demain, y’avait tout le temps un imprévu, un enfant malade, un devoir urgent, un dossier important. Ça va finir par se régler j’espère, parce qu’elle est merveilleuse et qu’elle m’aime. Mais c’est Nul avec un grand « N ».

Je suis une amie de marde parce que j’appelle tellement pas Ève souvent que j’ai appris le décès de son papa par Facebook. Parce que je lui envoyé un simple texto entre deux commissions pis une rencontre de prof. Parce que j’ai pas été là pour elle dans le moment le plus difficile de toute sa vie. Elle comprend, elle est maman. Mais c’est Poche avec un grand « P ».

Je suis une amie de marde parce que je sais pas ce qui se passe dans la vie de ceux que j’appelle mes amis. Parce que je suis jamais disponible pour sortir. Parce que je garde pas les enfants de personne. Parce que je me pointe plus nulle part en pyjama avec une bouteille de vin, juste parce que. C’est pas que je veux pas, c’est que j’ai laissé le tourbillon de la vie m’emporter. J’ai priorisé des affaires pas importantes pentoute parce que tsé, ‘c’est ben important de faire des barres tendre maison pour le Grand’. C’est que j’ai pris pour acquis que vous seriez toujours là. Des amies c’est pour la vie, non? Mais non, des amitiés, ça se soigne, ça se chérit, ça s’entretient. J’ai le goût qu’on se berce toutes ensemble à 90 ans en tricotant. En se racontant comment qu’on se mettait de la pression pour être des mères fabuleuses et qu’on s’oubliait nous, les femmes.

credit: Giphy

Je suis une amie de marde, mais je vous jure mes amies d’amour que ça me fait de la peine. Que je pense à vous tout le temps. Que je vais prendre le temps plus souvent de vous envoyer un p’tit « coucou comment tu vas pour vrai-de-vrai? » Que je vais m’offrir davantage pour garder vos mousses. Que je vais vous inviter à souper au moins une fois par mois année (soyons réaliste). Que je vais mettre votre fête dans mon agenda, mon Facebook, mon cellulaire, mon calendrier. Je vous jure que je vais faire un effort. Un gros.

Je vous jure que je vous aime comme mes sœurs.

Et vous, êtes-vous une amie de marde?

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